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Débat sur la traçabilité alimentaire - Fraisnor

jacqueline  maquet deputee arras tracabilite  alimentaire fraisnorLa représentation nationale a souhaité un débat sur la traçabilité de l’alimentation et des ingrédients alimentaires. Alors que la société Fraisnor se retrouve malgré elle au cœur de la crise dite de la viande de cheval, j’ai tenu à intervenir lors de ce débat.

 

 

  

 

 

Avec le récent scandale de la viande de cheval qui chaque jour encore, continue de révéler son lot de surprise, ce débat vient à point nommé. Ce scandale a mis en lumière la mauvaise information des consommateurs.


Ce scandale a fait émerger les questions d’étiquetage et de traçabilité des aliments qui se retrouvent dans nos assiettes. Il révèle au grand jour les failles d’un système de production de viande « bon marché » et les pratiques de certains sous-traitants de l’industrie agro-alimentaire, peu soucieux du respect des règles et des normes en vigueur.

 

Ce scandale montre la nécessité de mettre à plat les règles qui existent et d’améliorer les failles qui permettent à certains de s’y engouffrer pour en profiter, quitte à mettre en danger la santé du consommateur.

Si la France est l’un des pays où les règles relatives à la traçabilité sont les plus strictes et fiables au monde, la mondialisation des filières de l’agroalimentaire ne permet pas un contrôle complet sur ce que nous mangeons.

 

L’enjeu aujourd’hui, c’est la transparence sur tous les produits y compris transformés. Car si pour les produits bruts l’étiquetage de l’origine est obligatoire, celui du produit transformé ne l’est pas.

Dans un système qui se mondialise, il est fondamental d’aboutir à une obligation européenne visant à indiquer sur l’étiquette le pays d’origine de la viande incorporée dans toutes les préparations et produits à base de viande et dans les plats cuisinés avec une harmonisation de la surveillance, des contrôles réguliers et des sanctions plus fortes.

Je sais cependant que le gouvernement a rapidement réagi, et que vous avez rencontrez les professionnels de l’agro-alimentaire afin d’améliorer et garantir la qualité et la traçabilité des plats cuisinés à base de viande.

 

Je sais que les contrôles de la DGCCRF ont été renforcés et c’est très bien pour rassurer le consommateur, qui boude les plats à base de viande. Mais ce scandale n’a pu éviter les conséquences économiques pour les entreprises du secteur, qui emploie près de 20 000 personnes sur l’ensemble des quelque 870 entreprises de l’Hexagone, des sous-traitants des marques ou des grandes surfaces produisant en «marque libre». Avec, en moyenne, 22 salariés par entreprise, ces dernières sont vulnérables à tout mouvement de baisse des commandes.

 

Tel est le cas de l’entreprise FRAISNOR implantée à Feuchy dans le Pas de Calais, dont vous avez rencontrez les salariés début mars et qui se retrouve en liquidation judiciaire faute de commandes suffisantes.
Cette entreprise de 125 salariés est spécialisée dans la fabrication de lasagnes fraîches. Cette belle entreprise de l’agroalimentaire, moderne, bien équipée, avec un personnel bien formé, sa production a plongé de près de 70% depuis le scandale.

 

Cette entreprise n’est pas la seule. Je pense qu’en période de crise, l’Etat doit pouvoir aider ces entreprises mises à mal par un scandale dont elles ne sont pas responsables.

Je tiens à mettre en avant les démarches qui ont été prises pour l’emploi dans le secteur de l’alimentation : 22 « Référents régionaux de l’industrie agroalimentaire » ont été installés. Leur mission consiste à répondre à toutes les questions, tous les problèmes qui se posent aux entreprises. Selon l’ANIA, il manque aujourd’hui, environ 10.000 emplois à pourvoir dans le secteur agroalimentaire alors que nous perdons des emplois sur plusieurs filières.

 

Un « Plan emploi » très concret devrait bientôt être présenté. L’État et les professionnels vont s’engager sur des objectifs chiffrés. Il faut conserver, consolider et créer un nombre d’emploi à travers les contrats de générations, les contrats d’avenir, et l’apprentissage. C’est un plan ambitieux avec aussi la volonté de revaloriser les emplois du secteur, et donc de les promouvoir et d’améliorer certaines conditions de travail.

Enfin, malgré les démarches volontaires engagées en France dont l’objectif est le renforcement de la transparence et de l’information du consommateur. Et malgré les engagements des grandes enseignes françaises de la distribution de n’utiliser que de la viande 100% française, cela ne suffit plus à redonner confiance au consommateur.

Cela doit également passer par une européanisation des politiques en la matière.


Interventions de Guillaume Garot, Ministre délégué, qui a ouvert et clôt le débat sur la traçabilité alimentaire (extraits).

 

Sujet essentiel que l’alimentation, nous saurons répondre ensemble à l’attente et l’exigence des Français en traitant avec le sérieux qu’il convient.

La réponse que nous devons ensemble apporter à cette crise de confiances des Français et leur alimentation tient en 3 points. Plus de contrôles, plus d’information et plus de qualité. En outre, nous finalisons la rédaction d’une charte anti-fraude pour que les entreprises elles-mêmes puissent mieux se protéger contre les pratiques de tromperie, contre les dérives dont nous avons constaté les effets ces dernières semaines. Nous disposerons dans les toutes prochaines semaines de la première version de cette charte, que nous espérons pouvoir soumettre aux professionnels dans les meilleurs délais.

 

1 - Il nous faut remettre de l’ordre dans les intermédiaires et notamment avec les traideurs. Ils ne sont pas soumis aux mêmes réglementations, et notamment celles sanitaires. Il nous faut faire évoluer leurs obligations. L’alimentation n’est pas une marchandise comme les autres. Nous porterons ces idées au parlement européen.

 

2 - Comment améliorer l’information des consommateurs ?
Nous comptons, sur la base du volontariat, proposer l’utilisation de l’étiquetage spécifique « viande bovine française » ou « viande porcine française » sur les plats préparés. Il faut être en mesure de répondre à la demande des consommateurs. D’ores et déjà, des entreprises de l’agroalimentaire et de grandes enseignes de la distribution ont fait part de leur volonté d’apposer cette étiquette « VBF » ou « VPF » sur les produits qu’elles vendent.
Sur le plan européen, l’étiquetage du pays d’origine de la viande n’est aujourd’hui pas obligatoire et cela doit changer. A ce sujet, l’Union Européenne propose différentes actions dont l’une porte sur l’étiquetage de l’origine. S’agissant de l’extension aux viandes fraiches autre que le boeuf, elle entrera en vigueur fin 2013. Concernant l’origine des plats préparés, la commission présentera son rapport cet automne. Enfin, au delà des viandes, la commission produira un rapport en décembre 2014 au sujet de l’origine du lait et des produits laitiers.

 

3 - Aujourd’hui, en France, plus de 20 % des exploitants agricoles sont engagés dans une démarche de valorisation des produits de proximité. C’est important car cela consolide l’emploi sur nos territoires. Il nous faut donner tous les outils possibles à ces exploitants et producteurs dans la concurrence commerciale.
Cependant, les circuits courts ne sont pas l’unique solution à un retour de confiance nécessaire des consommateurs vers les plats préparés. Nous ne pouvons pas opposés ces circuits de proximité aux industriels alimentaires. L’exigence de qualité vaut pour l’ensemble des producteurs alimentaires de notre pays.

 

Enfin, la question de l’emploi est au coeur de ces problématiques. La semaine dernière, j’étais en déplacement dans le Pas-de-Calais au siège de l’entreprise Fraisnor, qui connaît de très sérieuses difficultés à la suite de la crise de la viande de cheval – ce n’est pas Mme Maquet, députée du Pas-de-Calais, qui me démentira…. Aujourd’hui, il ne peut y avoir d’agriculture viable s’il n’y a pas d’industrie alimentaire. Nous devons avoir à coeur de protéger ces emplois, qui sont les premières victimes des comportements frauduleux.

Votre députée

jacqueline maquet 2012 candidate 2eme circonscription pas de calaisMariée, un fils et une petite-fille, je suis Conseillère Régionale depuis 2004 et Députée du Pas-de-Calais depuis 2007. 

 

Au quotidien, je consacre toute mon énergie à défendre au mieux les intérêts des habitants et de nos communes, à Paris et sur le terrain.

 

Après 5 années passées dans l'opposition, nous œuvrons aujourd'hui à la mise en place d'une politique plus juste et plus equitable pour notre pays et ses habitants. 

 

 

 

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